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mardi 7 septembre
 
mardi 9 février 2010
PV_CE_Decembre_2009

PROCES-VERBAL DU COMITE D’ENTREPRISE SEANCE DU JEUDI 17 DECEMBRE 2009

Il est ensuite procédé au remplacement des titulaires absents :

Collège CADRE :

M.Jean-François LECUYER(CFE/CGC), suppléant, remplace M. Patrice HUBERT, titulaire absent excusé.

Nombre de votants : 15.

Rappel de l’ordre du jour

1. Approbation du procès-verbal de la réunion ordinaire du Comité d’Entreprise du 29 octobre 2009 ;

2. Approbation du procès-verbal de la réunion ordinaire du Comité d’Entreprise du 25 novembre 2009 ;

3. Information et consultation du Comité d’Entreprise sur le projet de Plan de Formation 2010 ;

4. Compte rendu de la Commission Formation du 30 novembre 2009 ;

5. Information du Comité d’entreprise sur les nouveaux produits et actions de Marketing mises en place au 1er janvier 2010 ;

6. Information et consultation du Comité d’Entreprise sur le projet de licenciement d’un salarié protégé : Monsieur Bernard PROUTEAU ;

7. Information du Comité d’Entreprise sur les procès-verbaux des réunions du CHSCT du 1er septembre 2009, du 6 octobre 2009 et du 4 novembre 2009 ;

8. Compte rendu de la Commission des Activités Sociales et Culturelles ;

9. Questions diverses.

*** *** ***

Denis COLEU présente l’ordre du jour.

Question 1 : Approbation du procès-verbal de la réunion ordinaire du Comité d’Entreprise du 29 octobre 2009

Denis COLEU : Y a-t-il des propositions de modifications ?

A.PAGGETTI : (Page 5) Merci de modifier mes interventions comme tel : « Quoi que l’on dise votre décision est prise. Bizarrement depuis 1 an, il y a des problèmes avec Monsieur BRICHE. Cette date correspond à la réélection des délégués du Personnel. »

« C’est vous qui le dîtes, rien ne permet d’affirmer que vous avez…. »

Merci de supprimer mon intervention page 6. Page 7 : Merci de modifier mes interventions comme suit « …sont contre la méthode de baisser… » et « Les élus CFE/CGC sont contre car vous faites des accords … » Merci de supprimer mon intervention page 8 Page 9 : Merci de modifier mon intervention « les documents……remis aux membres du CE ? »

VOTE : 11 POUR 4 CONTRE. 15 VOTANTS

Question 2 . Approbation du procès-verbal de la réunion ordinaire du Comité d’Entreprise du 25 novembre 2009.

D.COLEU : Y-a-t-il des modifications à apporter ?

A.PAGGETTI :¨Page 4 ; merci de modifier mon intervention comme tel : « …les élus CFE/CGC sont contre la méthode…. » Page 8 : Merci de modifier l’intervention de J.F LECUYER « …certains d’entre vous ….les couples qui gagnent plus de 45 000 Euros n’ont pas besoin…..il y a deux points que je souhaite évoquer…. ». Page 9 : Merci de compléter mon intervention sur la question 8 : « Qu’en est-il du suivi des acquisitions devant le CE ? »

J.GRILLET : Page 2 : Merci de rajouter cette phrase à la fin de mon intervention « Nous demandons le report de tous les points mis à l’ordre du jour au prochain C.E. »

T.TOURNAIRE : Merci de rectifier mon nom page 4.

Au niveau des membres, Monsieur FREYERMOUTH est affecté à Nancy et Monsieur J.GRILLET était présent.

VOTE : 15 POUR sur 15 votants.

Question 5 : Information du Comité d’entreprise sur les nouveaux produits et actions de Marketing mis en place au 1er janvier 2010

La délégation CGT quitte la salle.

R.FERET : En présentant ce document, je souhaite vous exposer les différentes actions qui seront lancées par la Direction du Marketing en début d’année 2010.

Richard FERET présente le document annexé.

R.FERET : Notre objectif, en baissant les tarifs des cercueils d’entrée de gamme, est de gagner en volume.

J .F.LECUYER : Quel est le coût pour l’entreprise de cette initiative, s’il y en a un ? Car il faut mettre en balance certains tarifs qui augmentent.

R.FERET : Nous réduisons de 50€ le prix des cercueils d’entrée gamme et nous récupérons en partie cette perte sur les autres prestations. Cela représente une augmentation de 15€ sur les démarches du réseau IDF, 22€ en Province, 20€ sur le véhicule d’accompagnement sur le réseau 1 et +2.5% sur toutes les prestations du réseaux. (cf. annexe page 4).

J.F.LECUYER : Cela représente un écart de combien ?

R.FERET : Je ne peux vous dire un chiffre précis de suite mais c’est à peu près 400 000€ d’écart, la vente des cercueils d’entrée de gamme représentant tout de même 40% des ventes totales de cercueils.

Je vous informe également que nous introduisons un nouveau modèle de cercueil, le Ponant, à 790 €. En baissant de 50€ les tarifs des deux cercueils d’entrée de gamme déjà présents, nous proposons donc 4 cercueils en dessous de 1000€.

E.ROUXEL : Le Ponant sera t-il présenté en exposition dans les agences ?

R.FERET : Oui, cela sera réalisé au cours du 1er trimestre 2010 après la livraison.

A l’heure actuelle, notre offre est comparée par les clients sur des choses incomparables, les concurrents ne mentionnant pas la plupart du temps le prix des capitons dans leurs devis. C’est pourquoi, nous avons revu notre mode d’affichage des prix : toutes les informations seront données aux familles, mais le prix du cercueil « brut » sera clairement identifié (Cf. page 10) . Les équipes doivent s’approprier ce mode de présentation qui leur permettra de mieux convaincre les familles.

T.TOURNAIRE : Merci de reconnaître que vous avez changé d’avis grâce aux membres du C.E qui vous ont remonté les problèmes rencontrés par le réseau.

R.FERET : C’est exact, l’entreprise a écouté les remontées du terrain et des partenaires sociaux.

(cf. page 11) Au niveau de la qualité, pour début 2010, nous remplaçons les poignées en plastique des cercueils par des poignées en Zamak (acier). Cela concernera les 3 gammes supérieures.

Je souhaitai également rappeler l’existence et l’importance des offres de financement que nous pouvons proposer. A fin septembre, 28 000 dossiers ont été financés en 3 ou 4 fois sans frais. Cela représente une baisse de 5% par rapport à 2008. C’est notre devoir de proposer cette solution aux clients.

G.MELLIER : Sachez que notre équipe commerciale propose la facilité de paiement. De plus, les affichages sont là. La baisse des dossiers financés en 2 ou 4 fois sans frais ne provient pas de l’équipe commerciale mais du client qui refuse cette solution.

R.FERET : Si tout le monde fait ainsi, c’est parfait. Nous avons financé 5 millions d’euros pour l’aide au financement. Les plaquettes sur le « service de Base financé » vont être simplifiées pour une meilleur communication. (cf. page 13).

(c.f page 15) Depuis juin 2009, les monuments en stocks difficiles à vendre bénéficient de 30 % de remise. C’est un gain pour l’entreprise, et c’est un gain pour le commercial qui se verra reversé une prime de 100€ par monument provisionné vendu.

Au 1er janvier 2010, nous mettons une opération en place avec 500€ de remise sur tous les monuments et une prime 50 € pour les commerciaux par monument vendu. Cette information est à ce jour confidentielle.

T.TOURNAIRE : Si vous ne voulez pas divulguer cette information, le président doit préciser que c’est confidentiel.

D.COLEU : Effectivement, c’est une information confidentielle à ce jour. Nous allons plus loin dans l’expérimentation à compter du 1er janvier 2010 : pour autant, cette nouvelle action ne doit pas cannibaliser celle se déroulant jusqu’au 31 décembre 2010. Notre objectif est de vendre plus de monuments, ce qui aura pour conséquence le versement de plus de primes. Les Salariés et l’Entreprise y trouveront leur compte.

J.F.LECUYER : Si l’information est divulguée au 18 décembre, on ne prend pas beaucoup de risque car les ventes sont plus difficiles sur les semaines de noël. Je tiens, par ailleurs, à préciser que c’est une excellente décision commerciale.

G.MELLIER : Si je comprends bien, tous les monuments d ‘une valeur de 1 500 € seront à 1 000€.

R.FERET : Oui c’est exact. J’ai oublié de rajouter qu’une prime de 50 € sera versée à tous collaborateurs non commerciaux qui participent à une vente.

T.TOURNAIRE : On réalise 500 000 € de Chiffre d’Affaires pour 12 000 € de primes versées. C’est la preuve que nous ne sommes donc pas obligés de mettre des grosses sommes pour faire du Chiffre.

R.FERET : Oui, c’est d’ailleurs intéressant à observer.

R.FERET : (cf. page 20) : Nous sommes en refonte de l’outil de vente Dignité.

J.F.LECUYER : Ne serait-ce pas une bonne idée de le faire en plusieurs classeurs .

R.FERET : Oui, c’est une bonne idée, ce serait plus léger que l’ancien support. Nous allons y réfléchir.

T.TOURNAIRE : Il n’y a pas de positionnement marketing sur Dignité ?

R.FERET : Non, c’est encore trop tôt.

T.TOURNAIRE : Le réseau Dignité pourrait avoir une politique différente face à la concurrence.

R.FERET : C’est déjà le cas.

T.TOURNAIRE : Vous ne l’avez pas expliqué.

R.FERET : Oui c’est vrai, j’ai été pris par le temps. Le nombre de tarifs sera réduit à 4, les tarifs Dignité Paris et Province seront les mêmes, mais ces différences de tarif permettent de s’adapter à la concurrence locale.

(C.f page 36) Le Salon des Maires a eu un véritable succès. Nos commerciaux M2F sont ravis. M2F regagne des clients : 200 demandes de rendez-vous ont été prises sur le stand.

Nous avons embauché un nouveau dessinateur et une chef de projet afin de développer le Chiffre d’Affaires en matière de collectivités car il y a un grand potentiel à ce niveau.

Question 4 : Compte rendu de la Commission Formation du 30 novembre 2009

D.COLEU : Y a t-il des remarques ?

T.TOURNAIRE : Entre le projet et le compte rendu, on remarque un changement. Une réunion extraordinaire aura lieu le 19 janvier 2010 afin de préciser le contenu des 470 collaborateurs.

Question 3 : Information et consultation du Comité d’Entreprise sur le projet de Plan de Formation 2010

A.PAGGETTI : Qui est concerné par la Formation Management commercial ?

D.COLEU : Nous visons la force commerciale allant du chef d’agence jusqu’au Directeur Délégué.

G.MELLIER : Comment expliquez-vous qu’en décembre 2009, il y ait des formations Management an cours alors que vous les prévoyez pour 2010 ?

A.QUILLET : Il s’agit là d’anciennes formations prévues par le plan de 2009. Celles dont nous parlons pour le plan de formation 2010 sont de nouvelles formations en management.

G.MELLIER : C’est un nouveau module management pour 2010 et celui de 2009 sera l’ancien module ? Donc ceux qui ont fait la formation en 2009 devront la refaire en 2010 ?

A.QUILLET : C’est un module complémentaire à celui de 2009 qui va comporter d’autres sujets. En effet, ils devront suivre cette formation qui vient s’ajouter à l’ancienne et non l’annuler.

Nous devrons donner de nouveaux intitulés afin de bien différencier les modules. Avez-vous d’autres questions ?

D.COLEU : Comme beaucoup d’entreprises, OGF n’a pas échappé à la règle de la promotion métier. Aujourd’hui, il y a différents types de collaborateurs et différents types de générations. L’acte managérial est devenu plus complexe. L’encadrement doit être en mesure de relayer et d’adhérer aux décisions de la direction. On remarque, qu’hier, le manager évoluait grâce à son expertise métier. Aujourd’hui, il faut lui donner la capacité de réussir son acte managérial. Il se sentira, ainsi, plus à l’aise dans sa fonction. On remarque que l’idée de faire progresser un collaborateur n’est pas suffisant, il faut lui donner les moyens. La politique managériale d’OGF a progressé par à-coups. Nous pensons aujourd’hui qu’il faut une récurrence et instituer une politique de formation management régulière, à différents niveaux et donner aux cadres opérationnels les moyens d’évoluer et d’agir. Nous allons donc pour 2010 vers une politique de récurrence.

Ce ne sera pas un plan de formation comme les autres. Auparavant, certaines formations en management étaient facultatives. A compter de 2010, toutes les formations en management seront obligatoires et ce sur toute la ligne hiérarchique. Nous allons créer un institut de management au sein d’OGF. Nous ne pouvons pas tout vous présenter aujourd’hui mais nous parlerons de campus formation, campus stratégiques… Vous verrez qu’il y aura une suite aux formations, un accompagnement et un contrôle post formations. Nous sommes conscients que des risques d’échec existent. Il y aura un côté contrôle et un côté communication. Nous y reviendrons en janvier.

J.M. GOULOT : Les formateurs seront-ils des personnes du groupe aptes à former et qui connaissent le travail ou des personnes de l’extérieur qui ne connaissent pas le milieu funéraire ?

D.COLEU : Nous allons privilégier les formateurs internes. Par contre, pour les campus stratégique, qui s’adressent aux Directeurs délégués et aux Directeurs de Secteurs Opérationnels, nous ferons appel à un centre de formation externe mais ce ne sera pas la majorité.

A.QUILLET : Ce sera pour la majorité des formateurs ayant de l’expérience au sein de l’entreprise.

D.COLEU : Un des risques d’échec est d’ailleurs de faire appel à un formateur externe car il peut être rejeté. Un formateur interne sera forcément plus écouté. Quand on est dans un métier aussi ancré que le notre, on se dit que l’on a pas besoin de formation et que l’on connaît son métier. Certains ne sont pas prêts à accepter d’êtres formés.

T.TOURNAIRE : Dans d’autres entreprises, le manager a un objectif et s’il ne l’atteint pas on le sanctionne. A OGF, on n’est pas dans cette culture. Si un manager ne fait pas l’affaire, on attend 40 ans avant de le virer car c’est un brave gars. Les questionnaires post formation seront utiles pour juger mais on ne fait pas avancer un âne qui ne veut pas avancer.

Il faut évaluer la formation. L’intérêt c’est que ça soit une vraie formation valorisée ailleurs et acquise par le salarié. Il pourra ainsi l’intégrer dans sa Valorisation des Acquis et de l’Expérience (VAE). Cela peut éviter un échec.

Il faut aussi intégrer la notion d’échec. Si un salarié n’est pas bon sur le nouveau poste, il faut prévoir une réorientation. A OGF, on fait de la gestion à l’ancienneté et non en valorisant les compétences.

D.COLEU : Cela va d’ailleurs évoluer, nous allons gérer de plus en plus en fonction de la compétence et non de l’ancienneté.

D.BEAUX : Vous avez fait appel à un cabinet spécialisé qui a interviewé le personnel de certaines agences afin de connaître leur ressenti. Cette expérience a été accueillie favorablement.

D.COLEU : Oui, sur certains Secteurs (Nice et Caen), des consultants ont réalisé une étude sur les parts de marché qui les ont amené à interroger les salariés.

D.BEAUX : Ce serait bon de le faire pour les formations.

D.COLEU : Le management orienté sur l’animation des hommes est essentiel. Le bien être est essentiel. C’est profitable à tout le monde. C’est un bon investissement.

G.MELLIER : Le management c’est vaste. Il y a plusieurs critères. Nous sommes pour un management intelligent. Pour exemple, sur un secteur il y a eu de graves difficultés. Nous aurions pu éviter cela si les personnes concernées avaient été formées. Le management était exécrable. Il faut motiver en tant que tel et ne pas faire de la discrimination dans le management. Il faut se montrer intelligent.

D.COLEU : C’est un ensemble de choses qui sont mises en place pour que tout se passe mieux. Avez-vous d’autres questions ?

G.MELLIER : Je trouve dommage que l’on ne puisse pas indiquer quels sont les cabinets retenus pour les formations externes.

A.QUILLET : Il y aura peut être des changements au niveau des prestataires ; C’est pour cela que l’on ne les précise pas à ce stade : rien n’est arrété.

G.MELLIER : Certaines formations externes ont du mérite car il y a de la neutralité. Nous les privilégions car nous pouvons vraiment débattre lors de ces formations. Avec un formateur interne, nous allons être plus dans le jugement et sentir moins libres pour s’exprimer.

J.Y CARRIERE : Dans le projet, vous incluez des femmes en tant qu’agents funéraires. A quoi cela correspond t-il ?

A.QUILLET : Ce sont les hôtesses d’accueil.

J.M GOULOT : Nous gérons 40 crématoriums et il existe plusieurs fournisseurs d’appareils de crémation. Le problème avec les formations externes est que le formateur ne travaille pas forcément sur le même appareil que la salarié.

A.QUILLET : Nous veillons à une cohérence pour éviter ce type de soucis.

G.MELLIER : Certains collaborateurs ont suivi une formation sur un four qu’ils n’utilisaient même pas !

A.QUILLET : C’est vrai, il y a de ça 3 ans. Je n’ai pas rencontré le problème depuis. On y veille, il y a des progrès à faire et nous en sommes conscients.

D.BEAUX : Pourquoi le service formation ne ferait-il pas des bilans sur 7 à 10 ans afin d’évaluer pourquoi certaines personnes n’évoluent pas ?

D.COLEU : Ce n’est pas au service formation de faire ça mais à la GPCC. Ces études sont déjà faites. En comité RH, nous sommes là pour gommer les mauvaises notations.

D.BEAUX : J’entends souvent dire qu’OGF est une entreprise sans évolution, sans perspectives alors que ce n’est pas le cas. Pourtant certains le ressentent comme tel.

D.COLEU : Vous avez raison. Il y aussi des contre-exemples. Il faut d’abord mettre en œuvre l’acte managérial pour faire progresser puis constater l’échec avant de dire que le collaborateur ne peut pas évoluer. Il ne faut pas de préjugés. Il y a beaucoup de travail. Mes propos ne sont pas des promesses d’évolution pour tous. Certains peuvent évoluer mais pas tout le monde. Il faut mettre en œuvre et accompagner ceux qui évoluent. Nous devons tirer le meilleur de chacun !

Avez-vous d’autres remarques ?

VOTE : 8 POUR ; 3 ABSTENTION sur 11 votants .

Question 6 : Information et consultation du Comité d’Entreprise sur le projet de licenciement d’un salarié protégé : Monsieur Bernard PROUTEAU.

A.PAGGETTI informe que Monsieur Bernard PROUTEAU ne sera pas présent.

Denis COLEU présente le document.

F.PERON : En deux mois c’est la 2ème personne protégée, licenciée sur le même secteur. Pour l’autre cas, Sonia Alamargot, RRH, était présente pour présenter les faits.

D.COLEU : Elle a été empêchée pour cette fois.

A.PAGGETTI : En l’absence de Bernard PROUTEAU, je souhaite faire une déclaration de sa part .

Voici ce qui m’est arrivé, simplement (si j’ose dire) un état dépressif sévère. Je sais, le mot dépression fait souvent sourire. Les dépressions sont fréquemment assimiles à des personnes qui ne se secouent pas, passives face aux évènements, en d’autres termes, des fainéants, des faibles, un peu comme atteints d’une maladie honteuse. Ceux qui la jugent ainsi doivent bien mal connaître cette pathologie, et n’avoir eu aucune personne de leur entourage affectée par cette maladie qui génère des douleurs physiques, des souffrances psychiques perturbantes et handicapantes. La machine humaine a ses limites. On ne sort pas indemne de cette maladie et je vous en passe les détails. En m’appuyant autant sur des constats personnels que sur ceux de collègues de divers secteurs opérationnels, dans notre travail, deux sources interactives en sont la cause dans notre activité. 1/notre travail très particulier : nous « côtoyons » la mort à longueur de temps, nous recevons des Familles en état de choc affectif et psychologique. C’est difficile et pesant de faire face au quotidien à de telles situations. Nous ne sommes pas imperméables, le blindage se fissure peu à peu. On résiste longtemps et comme on peut, mais une certitude, le ressenti s’accentue en vieillissant.

Un sentiment d’usure psychologique se met insidieusement et inconsciemment en place. Je pense que cet aspect de notre profession n’est pas suffisamment pris en considération, et reste négligé dans le cursus et le suivi de la formation. Chacun a ici (enfin tout au moins ceux qui ont vécu le terrain) en mémoire d’exemples de situations aussi pénibles que douloureuses.

2/des conditions de travail de plus en plus difficiles : sans aller dans le détail, les tracasseries quasi permanentes (que chacun connaît et dénonce) déclenchent la perte de confiance réciproque entre les donneurs d’ordre et les exécutants, à tous les niveaux.

Cette confiance est pourtant l’indispensable condition à la performance de chacun et de tout groupe humain. Eh oui, OGF est composé d’êtres humains ! Le quotidien devient trop souvent cauchemardesque. Chacun veut sauver sa peau, et y perd ainsi son énergie et son courage. Comment bien se sentir dans un tel univers ? Une chose est certaine, d’autres que moi et à tous les nouveaux d’OGF, ont été ou seront affectés. Cette lutte se fait au détriment de son équilibre, de son travail, de sa santé et de sa vie familiale. Je voudrais dire à tous ceux-là : si vous ne l’avez pas encore fait, n’attendez pas, consultez, sinon Dieu sait ce que cela peut donner, il suffit d’ouvrir le journal ou de regarder des informations. Je ne veux pas passer pour un donneur de leçons, ce serait prétentieux de ma part. Néanmoins, j’ai eu tout le temps d’y réfléchir. Il me semblerait souhaitable de réagir et agir. Faire vivre un dialogue constructif de la part de la Direction me paraîtrait constructif, un vaste chantier est à ouvrir avec les organisations syndicales et le CHSCT, pour déboucher sur des solutions préventives et actives sans attendre l’évènement irréparable. Selon moi, un remède existe, et il est encore temps de l’appliquer.

L’approche psychologique dans la gestion des ressources humaines Les règles autoritaires et arbitraires sont sujettes à caution et périmées. Des expériences intéressantes ont été menées dans diverses entreprises, les résultats sont édifiants. Par ailleurs, phénomène incontournable, les seniors vont devoir rester plus longtemps au travail en raison de l’inévitable augmentation du nombre de trimestres à cotiser pour la retraite. C’est une réelle nouveauté dans la gestion de ces personnes « plus fatigables ». La prise en compte de cette donnée est indispensable, il faudra aborder la situation avec précaution, avec un œil nouveau et en se posant les bonnes questions. N’oublions pas que cette tranche d’âge est celle de l’expérience et du savoir-faire, qu’OGF a tout intérêt à préserver, au risque d’y laisser « des plumes » ! Voilà, salarié d’OGF depuis 35 ans bientôt, et ancien membre de cette instance, ce n’est pas sans une certaine émotion, que je vais quitter l’entreprise qui m’a fait vivre tout simplement mais qui m’a aussi permis une découverte permanente des hommes et de la société. J’aurais voulu tirer la porte derrière moi d’une manière différente, la machine sociale et économique l’a poussée un peu trop fort et trop vite.

Bon courage à tous ceux qui restent !

D.COLEU : Avez-vous des questions ?

T.TOURNAIRE : Effectivement, deux salariés protégés ont été licenciés sur le secteur d’Orléans mais ce n’est pas du tout les mêmes cas.

Ici il y a deux choses : En premier lieu, la dépression : Ce n’est pas nouveau mais ce n’est pas traité par l’entreprise. Chacun résiste comme il peut. Deuxième chose, le management : Les dégâts sont déjà faits même si vous ne souhaitez pas que cela se reproduise.

Il y a une aberration de la part de la médecine du travail quand elle dit qu’un collaborateur n’est apte qu’à « travailler dans un bureau ». C’est quoi « travailler dans un bureau » ? C’est stupide, ça ne veut rien dire. La médecine du travail ne fait rien à part annoncer ou non l’inaptitude.

D.COLEU : N’oublions pas que le médecin a 15 jours pour venir voir le poste avant de déclarer ou non l’inaptitude. C’est très rare qu’il vienne et nous le regrettons ; pourtant nous l’y invitons. La Direction a un rôle préventif à jouer. Nous avons pensé à une commission qui réfléchirait sur les conditions de travail, le stress… La médecine du travail doit avoir dans ce domaine un rôle plus actif.

J.F LECUYER : Bernard PROUTEAU était parmi nous il y a un an. Il n’était pas dans cet état. Il se passe quelque chose dans l’entreprise, on vous alerte officiellement.

D.COLEU : Soyez précis.

J.F. LECUYER : Il se passe quelque chose sur le secteur car c’est la 2ème personne licenciée. Des choses se sont passées pour qu’il en arrive là. Il a sombré. Je pense qu’il y a un travail à faire au niveau humain sur ce secteur. Il faut se préoccuper de tout le monde. Le responsable hiérarchique ne pose pas forcément les bonnes questions. Il s’attache plus à ce que l’on a vendu avant de se demander comment on se sent après avoir reçu une famille.

D.COLEU : Nous devons comprendre comment un salarié peut en arriver là. Nous devons aller sur le terrain et trouver les réponses. Si c’est à cause du mode managérial, nous saurons l’identifier et trouver des solutions. Si c’est un soucis personnel, ce sera plus difficile.

T.TOURNAIRE : L’exercice de la profession peut provoquer une usure. Cela n’est pas traité par l’entreprise.

D.COLEU : Cela peut être mieux traité mais vous ne pouvez pas dire que ce n’est pas traité.

T.TOURNAIRE : Si quelqu’un de syndiqué est victime d’harcèlement moral et ne s’en sort pas . Cela ne sert à rien d’être protégé. Il faut peut être chercher au niveau des Directeurs Délégués. En CHSCT, on alerte mais les situations sont difficiles. On ne peut pas dire que les enquêtes ne servent à rien !

D.COLEU : en matière de harcèlement en général, il faut être prudent lorsque l’on accuse quelqu’un. Aucun cas ne peut être ignoré. Sonia Alamargot devra comprendre et revenir vers moi. Pour l’instant, je n’ai pas eu de retour concernant Orléans.

VOTE : 6 Blancs, 2 Contre, 3 POUR sur 11 votants.

Question 7 : Information du Comité d’Entreprise sur les procès-verbaux des réunions du CHSCT du 1er septembre 2009, du 6 octobre 2009 et du 4 novembre 2009 .

D.COLEU : Il y a t-il des questions ?

A.PAGGETTI : Pour le CHSCT de 4 novembre, je demande que cette annexe soit retirée

D.COLEU : C’est noté.

Question 8 : Compte rendu de la Commission des Activités Sociales et Culturelles.

Aucune remarque

Question 9 : Questions diverses.

A.PAGGETTI : Nous souhaitons que le suivi des acquisitions soit présenté au prochain C.E.

D.COLEU : oui, c’est noté.



J.M.GOULOT : J’en reviens à la modification des cercueils (C.f présentation R.FERET) Je souhaite donner une information complémentaire. Les changements de soles des fours sont à faire toutes les 2 000 crémations. Les produits IFT rongentdéjà les soles. Ceux ci vont être détériorés plus vite par le ZAMAK.

Pour les gammes d’urnes, certains nouveaux produits n’existent même plus car ils sont en rupture de stock.

D.COLEU : Rupture temporaire ?

J.M.GOULOT : Non, et ce sur 3 gammes : 167, 159 et 162.



G.MELLIER : Je communique que votre intervention est audacieuse dans OGF Express concernant la rémunération variable. Je félicite l’organisation syndicale qui vous a donné ce nouveau système de rémunération !

*** *** *** L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.

Le Secrétaire Frédéric GUALDI

 
ACCORD SUR LA GESTION PREVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPETENCES, SUR L’EGALITE PROFESSIONNELLE ET SUR L’EGALITE DES CHANCES

Préambule :

La Direction a convié les Coordonnateurs Syndicaux du Groupe OGF à négocier, conformément aux dispositions de l’article L 320-2 du code du travail (art. L 2242-15 nouveau), sur les modalités d’information et de consultation des Instances Représentatives du Personnel au sein de chaque entreprise du Groupe sur la stratégie des entreprises du Groupe, et ses effets prévisibles sur l’emploi et sur les salaires, ainsi que sur la mise en place d’un dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

Les parties conviennent qu’entrent dans le périmètre du présent accord de Groupe, la Société OGF SA, la Société OGF Courtage, la Société CGSM SAS, la Société Crématorium du Grand Dijon, la Société G2F SA , Horizon Funéraire et CGPFF.

Les parties à la présente négociation ont décidé non seulement de formaliser les modalités déjà existantes de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences au travers des dispositions du présent accord, reconnaissant ainsi la mise en œuvre d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, mais ont également décidé, au-delà de cette simple formalisation, de compléter ces modalités déjà existantes et d’appréhender ses thématiques essentielles en vue d’organiser la gestion des carrières des salariés.

Les parties au présent accord soulignent que la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences est un moyen d’anticiper les conséquences sociales de futures évolutions techniques, conjoncturelles et structurelles. Mais elle ne peut constituer un préalable systématique ou un obstacle à la mise en œuvre de projets de réorganisation ou de restructurations ayant des incidences sur l’emploi qui serait considérée comme urgente ou à réaliser à terme.

Les questions de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, de l’égalité des chances et de la gestion de la diversité étant étroitement liées à la Gestion Prévisionnelle des Carrières et des Compétences, les parties au présent accord ont également décidé de prévoir des dispositions spécifiques abordant ces thématiques, conformément notamment aux dispositions de l’article L 132-27 alinéa 7 du code du travail (art. L 2242-5 nouveau).

La Direction et les Organisations Syndicales représentatives se sont ainsi rencontrées les ….

De l’ensemble de ces discussions, de ces débats, de ces échanges a pu naître le présent accord sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, sur l’égalité professionnelle et sur l’égalité des chances au sein du Groupe OGF.

Le Comité d’Entreprise de la Société OGF a été informé et consulté sur le présent accord le …Le Comité Central de la Société CGSM … Le Comité d’Entreprise de la Société OGF Courtage…

 
CHSCT
 
Convention Collective

La convention indexée issue de legifrance

La convention intégrale, source interne.

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par admin
PV_CE_Novembre_2009
1. Approbation du procès-verbal de la réunion ordinaire du Comité d’Entreprise du 29 octobre 2009 ;
2. Information et consultation du Comité d’Entreprise sur le projet de licenciement d’un salarié protégé ;
3. Information trimestrielle du Comité d’Entreprise sur l’activité ;
4. Information et consultation du Comité d’Entreprise sur le projet de Plan de Formation 2010 ;
5. Compte rendu de la Commission Formation du 27 octobre 2009 ;
6. Compte rendu de la Commission Egalité Professionnelle ;
7. Compte rendu de la Commission des Activités Sociales et Culturelles du 5 novembre 2009 et information sur la (...)

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vendredi 22 janvier 2010
par admin
PV_CE_Octobre_2009
1. Approbation du procès-verbal de la réunion ordinaire du Comité d’Entreprise du 24 septembre 2009 ;
2.
3. Information et consultation du Comité d’Entreprise sur le projet d’accord d’entreprise relatif aux classifications des fonctions « administratives » du Réseau, du Siège et rattachées au Siège, et de l’activité Industrie de la Société OGF ;
4. Information et consultation du Comité d’Entreprise sur le projet d’accord de révision n°2 sur la réduction et la modulation du temps de travail au sein d’OGF ;
5. Information et consultation du Comité d’Entreprise sur le versement de la Prime Qualité pour le (...)

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vendredi 18 décembre 2009
par admin
Salaires
Accord sur les salaires

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vendredi 18 décembre 2009
par admin
Avenant du 13 11 09 - Convention Collective
Modification de la convention collective

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vendredi 18 décembre 2009
par admin
Emploi des seniors
ACCORD_DE_BRANCHE_EN_FAVEUR_DE_LEMPLOI_DES_SENIORS

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